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LES SOFTS-SKILLS : SAVOIR MISER SUR LE CAPITAL HUMAIN

Entre savoir-faire et savoir-être, le cœur des recruteurs balancent… Aujourd’hui les soft skills, ou compétences comportementales, suscitent de plus en plus l’intérêt des entreprises. Pour être recruté mais aussi être performant au travail, les seules compétences techniques ne suffisent plus. 

Désormais, ce sont l’intelligence émotionnelle et les aptitudes interpersonnelles qui ont la part belle dans les prises de décision en matière de recrutement. Car au-delà des diplômes et des compétences techniques acquises durant le parcours de formation, il est davantage question de déceler le potentiel d’adaptation du candidat à l’entreprise et à ses futurs collègues et d’identifier sa valeur ajoutée : celle qui lui permettra par exemple de challenger son environnement ou bien d’améliorer la cohésion au sein de son équipe, et donc d’accroître la productivité de l’entreprise.

Ainsi, les responsables RH doivent être plus agiles que jamais dans leur sélection de profils pour pouvoir identifier ces « compétences douces » (Lire aussi l’article sur le bilan de profilage en suivant ce lien !) parmi les candidats, ce capital humain propre à chacun de nous et tant convoité.

 

Accompagner ses connaissances d’un bagage culturel et social

D’après une étude menée par LinkedIn Talent Solutions cet été 2019 auprès plus de 2800 professionnels du recrutement, 60% d’entre eux affirment intégrer l’utilisation d’outils d’évaluation de soft skills dans leur processus de recrutement et sont convaincus que leur impact sera déterminant dans les 5 années à venir.

Google avoue même que savoir communiquer et écouter, reconnaître les qualités d’autrui comme leurs différences de point de vue, faire preuve d’empathie ou encore avoir une pensée constructive font partie des qualités recherchées lors du recrutement d’ingénieurs, plus même que de savoir coder !
Le géant IT américain va même plus loin en affirmant que les idées les plus productives et innovantes émergent davantage des profils égalitaires, généreux, empathiques et curieux, qui insufflent une culture du respect sans pression.
 
Preuve que les soft skills ont un rôle à jouer dans la performance et la compétitivité de demain.

Encore sur la réserve ?
Pourtant, au travers de sa démarche, le Partnership for 21st Century Learning conclut que les « 4C » (collaboration, communication, pensée critique, créativité) représentent les bases mêmes du succès professionnel. De même, Patagonia entend valoriser les penseurs indépendants et vouloir des personnes « qui ont utilisent leur propre voix » ; tandis que Steve Jobs aimait à rappeler que les compétences technologiques seules ne peuvent pas suffire.
 Le doute n’est définitivement plus permis !

Le capital humain : un réel impact sur la productivité de l’entreprise

Miser sur le capital humain, d’accord. Mais comment mesurer son impact sur les activités d’une entreprise et sa réussite sur le marché ? Pour ce faire, Malakoff Médéric Humanis a créé ICHE, l’Indice de Capital Humain en Entreprise, afin de déterminer si une corrélation existe et en effet, les entreprises ayant le meilleur score avec cet indice sont plus performantes et ce à tous les niveaux (économique, social, financier), indépendamment du fait qu’elles soient des TPE-PME, des start-ups ou de grands groupes internationaux. 

L’avenir se dessine et il y a fort à parier que les entreprises n’auront plus à choisir entre performance économique et approche humaniste (Lire aussi l’article sur le recrutement bienveillant en suivant ce lien mais devront adopter ces deux lignes de conduite et les faire converger vers un même objectif : faire rimer profits avec valeurs et sens pour pouvoir survivre. 

Plus que jamais, l’intelligence émotionnelle sera donc à valoriser parmi les collaborateurs de l’entreprise, car elle permettra à ses derniers de faire preuve d’empathie, de comprendre et de coopérer avec les autres mais aussi de gérer leur stress plus efficacement, d’être plus à l’écoute et plus ouvert aux feedbacks, ou encore d’être plus réfléchi lors de la prise de décision.

Par ailleurs, les individus dotés d’un quotient émotionnel développé deviennent bien souvent des modèles à suivre auprès de leurs pairs, créant ainsi un cercle vertueux au sein de leur environnement professionnel !

 

Traits de personnalité VS soft skills : quelle différence ?

Attention toutefois à ne pas confondre les traits de personnalité et l’état émotionnel d’un candidat avec ses « compétences douces » et son quotient émotionnel.

L’ouverture d’esprit par exemple est un trait de personnalité, car il s’agit d’une caractéristique propre à l’individu, innée et stable dans le temps.
 De même, la motivation ou l’engagement sont des états émotionnels car ils sont ressentis par les individus à un instant T ; il s’agit d’un état contextuel et temporaire qu’on ne peut acquérir par une quelconque formation, il n’est donc pas non plus question ici de soft skills.

En revanche, la créativité ou l’art oratoire par exemple relèvent de ces compétences dites douces, puisqu’il est possible de les acquérir et de les développer afin de les mettre en pratique pour mener à bien une tâche professionnelle concrète.
 Dans une démarche d’identification de soft skills, il est donc nécessaire de s’intéresser à ce que les gens font, non pas à ce qu’ils sont au sens strict du terme, et donc de prendre du recul vis-à-vis de leur personnalité.

De surcroît, les soft skills correspondent à des compétences transversales, chacune jouant un rôle et ayant un impact sur l’autre. Leur degré d’importance est donc tout aussi équivalent. Néanmoins, nous conclurons cet article par le top 14 des soft skills les plus recherchés par les entreprises et recruteurs, établi par Forbes : la résolution de problème, la confiance, l’empathie, la communication, la gestion du temps, la gestion du stress, la créativité, l’esprit d’entreprendre, l’audace, la motivation, la vision/visualisation, la présence, le sens du collectif et la curiosité.


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